Les avantages de l’habitat collaboratif

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Le soleil couchant transfère ses reflets rouges sur les grandes baies vitrées Mas Cobado. Dans la pénombre du crépuscule méditerranéen, deux bâtiments ocre et brique apparaissent. D’un côté, un grand parc associant friches, vignes et pinède. De l’autre, le jeune ZAC des Grisettes, et un peu plus loin à l’est, l’habitat de Montpellier. C’est ce dans cet écrin suburbain que sont habitées les 23 familles du participatif Habiter, c’est choisir. Ensemble, elles ont cocréé, cofabriqué et codirigent actuellement leurs logements. Sortie de terre il y a un an, le Mas Cobado est ce qu’on nomme un habitat collaboratif.

L’habitat participatif réinvente lentement le vivre ensemble

En dehors de la salle polyvalente, les bâtiments comprennent trois chambres d’amis et des buanderies partagées, un jardin et une terrasse partagés, de même que des patios et couloirs collectifs où sont trouvées salle de jeux et bibliothèque.

Le refus de la maison personnelle et de l’isolement sont une des causes les plus générales par les habitants. Il y a des personnes qui vivent seules avec ses enfants, et travaillent à plein temps comme le cas de Julie Patay de Boccard. Mais, grâce à ce projet de l’habitat participatif, elle ne soucie plus à ses enfants quand ils sont seuls car il y a toujours un ou une voisin(e) pour veiller. En plus, Julie ajoute que la majorité des habitants au Mas Cobado, sont des familles, un tiers sont des femmes seules, et un tiers sont des couples sans enfant.

Le secteur de l’habitat : 400 projets en France, plus ou moins accompli

Le groupe s’est instauré au fur et à mesure. Julie Patay de Boccard a également passé l’aventure plus tard, puisqu’elle s’orientait dans les valeurs définies : la bienveillance, l’écologie et l’ouverture. Mais nombreux ont dû aussi quitter le groupe, particulièrement au moment d’investir. Deux foyers n’ont pas eu leur emprunt. « Nous faisons en sorte que toutes celles et ceux qui veulent participer puissent le faire, quels que soient leurs moyens », détaille Stephan Singer, qui connaît sur le bout des ongles les divers dispositifs d’aide à l’admission à la propriété. Résultat, ces logements se montent de 2.200 € à 3.100 € le mètre carré construit, selon les budgets, sans penser les économies effectuées par la suite avec la mutualisation de certains espaces et usages, et la diminution de la consommation d’énergie avec l’excellente isolation.

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